• Post published:10 juillet 2020

Le moustique tigre, espèce particulièrement agressive envers l’homme pendant la journée et potentiellement vectrice de maladies, réapparaît dans nos villes.
Pour limiter au maximum les risques d’infection et les nuisances occasionnées par ce moustique, il est essentiel de lutter contre sa prolifération. Dans le sud de la région le moustique est là depuis début mai, soit depuis 2 mois déjà.
Dans ce cadre, la mobilisation de la population est primordiale. Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples, peut participer à cette lutte.
Le moustique Aedes albopictus est un moustique d’origine tropicale, également appelé moustique tigre en raison des zébrures qui parcourent son corps et ses pattes. Il est de petite taille (environ 5mm) et pique en journée.

La femelle pond dans de très petites quantités d’eau principalement dans nos jardins : l’équivalent d’un bouchon renversé lui suffit !

Contrôlez les récupérateurs d’eau de pluie

La saison dernière, en Gironde, plus de 50% des gîtes larvaires découverts logeaient dans un récupérateur d’eau.
A savoir : même si un récupérateur d’eau de pluie est fermé d’un couvercle, le moustique peut entrer et ressortir par la gouttière !
Les solutions : tendre une moustiquaire ou un tissu entre la sortie de la gouttière et la surface de l’eau,  vérifier et supprimer toutes les semaines les larves installées ou vider l’eau.

Éliminer les endroits où l’eau peut stagner.

A l’intérieur comme à l’extérieur : coupelles des pots de fleurs, bâches, pneus usagés, encombrants, jeux d’enfants… Pensez aussi à entretenir les sépultures dans les cimetières, lieux propices au développement des moustiques.
A savoir : Vous pouvez mettre du sable dans les soucoupes de pots de fleurs pour absorber l’humidité.

Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie.

Notamment les regards où de l’eau peut stagner.

Couvrir les réservoirs d’eau

(bidons d’eau, citernes, bassins…) avec un voile ou un simple tissu ainsi que les piscines hors d’usage.

Le moustique tigre : un risque de santé publique

Le moustique tigre n’est pas en lui-même porteur du virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika, mais il en est un vecteur potentiel : Il présente un risque pour la population s’il a piqué, au préalable, une personne déjà infectée, revenant d’un pays ou d’une zone où sévissent ces maladies.

C’est pourquoi l’ARS Nouvelle-Aquitaine et Santé Publique France restent très vigilantes à tous cas de dengue, chikungunya, ou Zika importé en région. Elles ont depuis le 1er janvier 2020 la responsabilité  d’assurer la surveillance du moustique tigre et les démoustications autour des cas humains si nécessaire.

Moustique tigre : luttons ensemble !